Avec l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de gel de printemps liée au changement climatique, de plus en plus de dégâts sont constatés. Pour y faire face, plusieurs méthodes de lutte active contre le gel sont utilisées : bougies, brasseurs d'air, aspersion, câbles chauffants, chaufferettes, ou encore bâches.
Le Comité Champagne avait déjà réalisé des études sur l’impact environnemental de ces méthodes. Cependant, avec l’évolution des conditions climatiques et des dispositifs utilisés, il devenait nécessaire de mettre à jour les données, afin d’évaluer au mieux les effets à long terme de chaque technique sur leur environnement.
C’est dans ce cadre qu’une nouvelle étude a été conduite en 2024 par l’Ecole Supérieure d’Agronomie d’Angers avec une équipe de chercheurs impliquant également le Comité Champagne. Ensemble, nous avons évalué les techniques disponibles dans l’objectif d’identifier les systèmes les moins impactants, pouvant notamment être utilisés dans le cadre du référentiel de Viticulture Durable en Champagne (VDC).
Méthodologie
L’étude s’appuie ici sur la méthode de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) qui consiste à évaluer tous les impacts environnementaux générés par une technique, depuis la fabrication des équipements jusqu’à la fin de vie de ces derniers, en passant par leur utilisation dans les vignes. Cela inclut la consommation d’énergie, d’eau, les émissions de gaz à effet de serre, la production de déchets, etc.
Les méthodes suivantes ont été évaluées :
- les bougies (paraffine et paraffine végétale),
- les tours à vent (brassage de l’air),
- l’aspersion d’eau,
- les câbles chauffants électriques,
- les chaufferettes (à pellets et à fioul),
- les couvertures antigel (bâches).
Chaque technique est analysée selon la durée de l’épisode de gel, la surface protégée et la fréquence d’utilisation.
