En 2012, l’INRAE lance, en partenariat avec le CNRS, des universités, l’Institut Agro Montpellier, Bordeaux Sciences Agro, l’INAO, FranceAgriMer, les chambres d’agriculture, l’IFV, les interprofessions et les syndicats d’appellation, un projet intitulé LACCAVE(1).
Genèse du projet
Comme son nom l’indique, Long term Adaptation to Climate ChAnge in Viticulture and Enology (LACCAVE), le projet a pour objectif d’évaluer les effets du changement climatique sur la filière vitivinicole ainsi que les différentes stratégies d’adaptation qui peuvent être mises en place, à plus ou moins court terme, pour adapter la viticulture et l’œnologie au climat de demain(2)(1).
Le premier constat du projet est l’importance des impacts du changement climatique au vignoble. Il a notamment été observé un développement plus précoce de la vigne avançant le débourrement et augmentant le risque de gel au printemps. Les vendanges ont plus régulièrement lieu au milieu de l’été qu’à la fin, et les températures encore très élevées la journée modifient les équilibres des vins(1).
De nombreux leviers sont listés dans le projet pour essayer de limiter l’impact du changement climatique : le renouvellement et la diversification du matériel végétal, la gestion des sols, l’adaptation des pratiques œnologiques, etc. Le projet LACCAVE met en évidence l’importante de tester différentes combinaisons de leviers pour adapter au mieux la viticulture de chaque région(1)(2).
