L'étude de la vigne et de son environnement est essentielle pour comprendre son comportement et optimiser la gestion des parcelles. Mesurer les paramètres physiologiques de la vigne ainsi que ceux du sol permet de mieux appréhender la relation entre la physiologie de la plante, la maturité des raisins et le rendement. En outre, ces données sont mises à profit pour calibrer et évaluer des modèles, tels que STICS, qui simulent l'état azoté, hydrique et carboné de la vigne et du sol. Ces simulations alimenteront un outil d'aide à la décision bientôt disponible pour l'ensemble du vignoble champenois et accessible via l'extranet du Comité Champagne. L'objectif est de mieux comprendre l'effet des conditions du milieu et des pratiques culturales sur la vigne afin d'accompagner la profession dans ses choix et d'anticiper l'impact du changement climatique.
Le réseau physio est constitué de 18 parcelles qui essayent de représenter au mieux la Champagne avec 3 cépages majoritaires qui sont suivis (Chardonnay, Pinot noir et Meunier) ainsi qu'une parcelle de Voltis.
Différentes mesures sont réalisées tout au long de l'année sur ces parcelles sélectionnées pour refléter au mieux la diversité des pratiques viticoles en Champagne (types de taille, fertilisation, enherbement). Ces mesures permettent un suivi de l'azote, du carbone, de l'eau et du rendement des parcelles, tout en offrant la possibilité de comparer les millésimes entre eux.
Un message spécifique "Le point physio" est édité aux moments-clés de la phénologie de la vigne. Il est publié sur l'extranet du Comité Champagne.
L'essentiel
Malgré un feuillage abîmé, la mise en réserve a été prolongée, avec une chute des feuilles retardée jusqu'à début novembre. En parallèle, la forte pluviométrie et les niveaux élevés d’eau dans les sols ont favorisé une bonne minéralisation de l’azote et son absorption par la vigne, contribuant ainsi à des réserves azotées suffisantes dans les charpentes et les racines pour le démarrage du cycle.
