Le projet LutEnVi a été mis en place de février 2021 à juillet 2024 pour structurer la lutte contre l'enroulement viral de la vigne. Cette maladie virale affecte la productivité et la qualité des vignobles et peu de moyens de lutte sont actuellement disponibles. Le projet LutEnVi a impliqué divers acteurs de la filière viticole sur quatre coteaux : Arrentières en Champagne, Kienheim en Alsace, Aluze et Courgis en Bourgogne. Chaque territoire présentait des contextes spécifiques et des défis propres. Le projet visait à étudier la diffusion de la maladie, à expérimenter des stratégies de gestion collective et locale, et à analyser les processus organisationnels nécessaires à une approche durable.
Une première partie faisant état des lieux des connaissances actuelles sur la maladie, ainsi que ses impacts sur la culture de la vigne, est à retrouver dans le numéro d'avril 2025. Dans cet article sont présentées les actions 3 et 4 du projet :
Action 1 : la constitution et l’animation des réseaux d’acteurs pour chaque coteau candidat.
Action 2 : un état des lieux épidémiologique et agronomique des coteaux avec une évaluation de l’impact de l’enroulement sur le rendement et la composition des raisins.
Action 3 : l’évaluation de stratégies de gestion collective de l’enroulement applicables à l’échelle des coteaux candidats.
Action 4 : l’analyse de l’institutionnalisation d’une gestion en bien commun de la santé du coteau.
Evaluation des méthodes de luttes individuelles et collectives
Arrachages et replantations
Dans le cadre de la mise en place de zones d’arrachage prioritaires sur les côteaux d’Arrentières touchées par l’enroulement viral, le Comité Champagne a mis en place un indicateur d’arrachage en concertation avec les acteurs du coteau. Cet outil, constitué d’indices rapportés en pourcentages, a été appliqué à l’ensemble du coteau (exploitations adhérentes ou non à la démarche collective) (figure 1).

En principe, plus l’indicateur est élevé, plus l’arrachage de la parcelle est pertinent. Cet indicateur prend en compte deux niveaux d’analyse : l’un propre à l’exploitation ; le second, plus précis, à l’échelle des parcelles.
