Après un millésime 2024 extrêmement humide, un hiver 2024-2025 globalement dans la normale d’un point de vue pluie, il n’y a eu aucun problème de recharge des sols. Le printemps 2025 particulièrement sec et la canicule du mois de juin ont cependant donné des sueurs froides avec des symptômes de stress hydrique qui se sont manifestés relativement tôt. Pour autant le mois de juillet bien arrosé a limité le stress hydrique à des valeurs de contrainte modérée hormis sur certaines zones peu arrosées ou particulièrement sensibles.
Rappels sur la météo des sols
La météo des sols qui nous sert à étudier l’itinéraire hydrique de la vigne est en fait un modèle de bilan hydrique développé par l’INRA (formule 1). Ce modèle permet d’estimer les quantités d’eau disponible dans le sol pour la vigne, les résultats étant exprimés en % de la réserve utile. En début d’année, on considère que le sol est à sa capacité maximale de stockage de l’eau donc à 100 % de la réserve utile. Trois niveaux de réserve utile faible, moyenne et forte ont été définis grâce aux mesures réalisées par le Comité Champagne depuis plusieurs années. Ensuite, on soustrait à cette réserve utile l’évaporation du sol, l’évapotranspiration de la vigne et on ajoute les précipitations sachant que la limite maximale est à 100 % de la réserve utile.

