Face aux défis climatiques et environnementaux croissants, la viticulture champenoise doit repenser ses pratiques pour allier production de qualité et durabilité. L’agroécologie, en intégrant des approches favorisant la biodiversité et la résilience des sols, apparaît comme une réponse pertinente aux enjeux actuels. Parmi les pratiques explorées, l’implantation de haies et de couverts végétaux suscite un intérêt grandissant, tant pour leur potentiel agronomique que pour leurs bénéfices écosystémiques.
Le changement climatique modifie en profondeur le fonctionnement des vignobles, affectant les cycles phénologiques, la disponibilité en eau et l’apparition des maladies. En parallèle, la pression sociétale et réglementaire impose une réduction des intrants et une meilleure gestion des ressources naturelles. La viticulture champenoise, implantée dans un climat septentrional, est particulièrement sensible à ces évolutions. C’est dans ce contexte que le Comité Champagne développe des projets de recherche visant à évaluer l’impact des haies et des couverts végétaux sur le microclimat et la nutrition hydro-azotée de la vigne.
Si plusieurs études ont déjà mis en évidence les bénéfices de ces pratiques en matière de biodiversité et de régulation écologique, leur impact spécifique sur la vigne en Champagne reste encore à préciser. Les travaux menés sur un réseau de parcelles depuis 2022, visent à fournir aux Vignerons et aux Maisons des premières références techniques objectives pour optimiser la gestion des haies et des couverts végétaux dans les vignes.
L’enjeu est double : préserver la qualité et la quantité des raisins tout en renforçant la résilience du vignoble face aux évolutions climatiques.
