Avec le soutien financier de la Région Grand-Est
Le vignoble champenois est confronté à une variabilité climatique croissante, marquée certaines années par des épisodes de sécheresse débutant dès le printemps ou en été, et d’autres par des périodes de fortes précipitations. Ces fluctuations climatiques ont des impacts directs sur la vigne, se traduisant notamment par une baisse de vigueur, variable selon le type de sol et les pratiques viticoles. Par ailleurs, la teneur en azote des moûts, un indicateur direct de l’état azoté de la vigne, diminue fortement depuis les années 2000, pouvant entraîner des problèmes de fermentation lors de la vinification. La gestion de l’azote demeure donc un levier essentiel pour atteindre les objectifs de production. Toutefois, cette gestion est particulièrement complexe pour une culture pérenne comme la vigne, pour laquelle les organes de réserve jouent un rôle essentiel dans la remobilisation des éléments nutritifs d’une année sur l’autre. La filière est à la recherche d’outils permettant d’analyser et d’anticiper les déséquilibres liés aux dynamiques de l’eau, du carbone et de l’azote, afin d’assurer une gestion durable du vignoble champenois.
