Contredisant le calendrier, en février, nous avons changé de saison. Le début de l’année 2026 démontre une nouvelle fois que le changement climatique chamboule les paradigmes établis. Après un début janvier frais, rappelant qu’en hiver il peut faire froid, un changement brutal s’est opéré mi-janvier avec l’arrivée de pluies et de températures beaucoup plus douces du fait d’un flux océanique forcé par une déstabilisation importante du jet stream polaire. Pendant que l’Est des USA est au rayon surgelé, une rivière atmosphérique se met en place sur l’Europe de l’ouest apportant des pluies quasi-incessantes de la mi-janvier au 25 février. Résultat, 110 à 150 mm déposés sur cette période en Champagne et parfois bien plus sur d’autres régions Françaises. Après cette période quasi-diluvienne, un flux de sud se met en place faisant grimper les températures à des valeurs printanières dépassant localement les 20 °C… à l’ombre ! Ce changement brutal et durable puisqu’il perdure au moment où ses lignes sont écrites font craindre un débourrement précoce et les risques associés. Les chantiers de taille et de liage ont donc progressé une bonne partie sous la pluie et dans la boue. Les conditions de passage des broyeurs portés sur enjambeurs n’ont été favorable qu’en toute fin de mois. Inutile de dire que le retour du soleil a été attendu avec grande impatience non seulement pour rendre un peu plus agréables les conditions de travail en extérieur mais aussi pour rattraper le retard des travaux mécaniques.
En Champagne
Février 2026
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