Juin 2026 a été marqué principalement par une seconde vague de chaleur (après celle de mai) qui pulvérise les records par sa précocité, sa durée et son intensité (pas en record de chaleur tous mois confondus, "seulement" pour juin). Au vignoble, on s’organise en décalant plus tôt le matin les horaires des travaux, afin d’éviter les heures les plus chaudes ; les tracteurs sortent plus tôt ainsi que les équipes, notamment celles en charge des derniers travaux de palissage. Les casquettes mouillées et vêtements longs sont de rigueur. La vigne, en bonne plante méditerranéenne, poursuit son cycle végétatif sans être trop affectée par cette chaleur. Fin juin, les grappes commencent à se fermer en secteurs précoces, les tardives ou impactées par la gelée de printemps les suivent de près. En revanche, la sécheresse sur les régions les moins arrosées et aux sols les moins profonds ou les plus drainants est plus dommageable. Fin juin, les premiers symptômes de stress hydrique font leur apparition.
Ces bulles de chaleur sont accompagnées d’orages plus ou moins violents. Des dégâts de grêle sont signalés à la suite des orages : le mardi 02 juin au soir les Coteaux du Petit Morin, entre Congy et Fèrebrianges. Puis, mercredi 10 juin en début d’après-midi, la grêle tombe sur Urville et alentours. Samedi 27 juin vers 23h30, c’est l’Ouest de Château-Thierry qui subit une averse de grêle mais l’intensité des dégâts, cette fois, est faible.
Malgré ces pluies, le mildiou reste très discret. L’oïdium est contenu. Les tordeuses grillent au soleil. Les jaunisses sortent le bout de leur nez et sont attendues de pied ferme pendant les prospections précoces, durant lesquelles le coupe-souche n’épargne aucun cep symptomatique.