Depuis plusieurs décennies, le vignoble champenois connaît des évolutions profondes, tant sur le plan des surfaces plantées que des pratiques viticoles et des caractéristiques analytiques des moûts. Ces changements, largement influencés par des facteurs climatiques et agronomiques, témoignent de l’adaptation continue des vignerons face aux défis de leur époque.
Cet article propose une présentation détaillée de ces évolutions, en s’intéressant particulièrement à l’encépagement, aux rendements, à la phénologie de la vigne et aux paramètres analytiques des moûts.
Surfaces et encépagement
Plus de Chardonnay, moins de Meunier
La surface plantée est en constante augmentation depuis les années 1950. Entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1990, la surface plantée a quasiment été multipliée par trois en passant d’environ 12 000 hectares à plus de 34 000 hectares (figure 1).
Depuis 2010 la surface plantée évolue peu car elle se rapproche aujourd’hui de la surface totale plantable de l’aire d’appellation.
L’encépagement a tout de même évolué de manière significative au cours des 20 dernières années. La proportion de Meunier a diminué de manière constante alors que la proportion de Chardonnay a augmenté de 4 % depuis 2000.
