Un peu d’histoire …
Cet insecte a été décrit pour la première fois par Vinas en 1863. A cette époque, il sévissait dans de nombreux vignobles, occasionnant de graves dégâts : s’attaquant aux racines de Vitis Vinifera, il provoquait la mort des ceps. N’ayant pas d’arme chimique à leur disposition, les vignerons avaient deux solutions : ramasser les gribouris à l’aide d’un bâton et d’un entonnoir ou bien, lâcher des poules dans les vignes ! La replantation du vignoble avec des plants greffés pour lutter contre le phylloxéra a conduit à la quasi-extinction de l’insecte, car celui-ci ne peut pas s’attaquer aux racines des porte-greffes.
Qui est le gribouri ?
Les données les plus complètes sont disponibles dans l’ouvrage de P. Galet, les maladies et les parasites de la vigne (1982). L’insecte présente un cycle en deux phases :
- une phase souterraine, d’octobre à avril, sous forme de larve, qui peut se nourrir uniquement sur des racines de Vitis vinifera (pieds affranchis) ou sur des racines de plantes hôtes, essentiellement l’épilobe,
- une phase aérienne, de mai à septembre, sous forme d’adulte, qui provoque les dégâts visibles sur les parties vertes de la plante (rameaux, feuilles et baies). Les sorties sont échelonnées dans le temps, ce qui rend difficile la lutte chimique.
Le gribouri présente quelques particularités :
- il est sensible aux mouvements du végétal : tout choc sur la végétation le fait tomber au sol, comme mort,
- il est capable de voler, d’où une plus grande facilité de propagation,
- il préfère les terres légères, même si on le rencontre dorénavant dans des situations argileuses,
- son observation est plus aisée tôt le matin.