Depuis le début de l’année, de nombreux orages se sont abattus sur la Champagne. La grêle a, dans certains cas, occasionné de lourds dégâts dans le vignoble et la question de la possibilité de lutter contre ce phénomène se pose. A l’heure actuelle, quelques solutions sont disponibles sur le marché mais s’apparentent plutôt à un combat à la Don Quichotte.
Formation de la grêle
Avant de parler de lutte, commençons par expliquer comment se forme la grêle. La grêle est un phénomène météorologique de précipitations d’eau sous forme solide. Elle est constituée de grêlons qui sont des particules de glace de taille supérieure à 5 mm. Elle se forme au sein des cumulonimbus (nuage d’orage), lors d’épisodes violents. Météo France estime que moins de 10 % de ces cumulonimbus provoque des averses de grêle.
La formation et la taille de la grêle va être directement dépendante de la puissance du cumulonimbus. En effet, au sein de ces nuages, de forts courants (vents) ascendants et descendants vont permettre de faire circuler l’eau entre la base chaude et humide du nuage vers son sommet très froid. La glace va se former dans les courants ascendants autour de poussières appelées noyaux glaçogènes. Le glaçon une fois formé va ensuite redescendre sous son propre poids. Plus l’orage sera puissant, plus les courants seront forts, et plus les grêlons resteront longtemps dans le nuage. Ils feront alors des allers-retours entre la base et le sommet ce qui leur permet de grossir et de finalement devenir trop lourds pour être retenus par les courants ascendants. Ces allers-retours expliquent la structure en "oignon" des grêlons qui présentent souvent plusieurs couches concentriques. Parfois plusieurs grêlons peuvent fusionner en un seul et donner des formes particulières, c’est ce que l’on appelle l’accrétion.
