Photo de bouteille pour échantillonnage

Le Vin

La réduction de la teneur en alcool des vins

Etat des lieux de la règlementation Evaluer et comprendre l’impact qualitatif

La correction de la teneur en alcool est une pratique autorisée par la règlementation française et européenne sous certaines conditions. Il ne faut pas la confondre avec la désalcoolisation, totale ou partielle, bien qu’elle fasse appel aux mêmes procédés. Alors que la demande s’accroît sur les marchés pour des boissons à faible niveau d’alcool, voire sans alcool, les questions sur le sujet se multiplient et la règlementation, complexe, évolue rapidement. Toute évolution des pratiques devra impérativement s’inscrire dans le respect de nos fondamentaux : la qualité des vins et la préservation de leur typicité.

Autrement dit, avant de corriger la teneur en alcool avec l'une des pratiques œnologiques aujourd'hui disponibles, il est important d'attendre la fin des expérimentations et de se préparer à une éventuelle adaptation du cahier des charges.

Le moindre alcool parmi les tendances de consommation

Des tendances de consommation de fond agitent les filières viticoles. Au-delà d’une déconsommation d’alcool, il y a une recherche accrue de la part des consommateurs de produits perçus comme plus sains ainsi qu’une sensibilité croissante aux enjeux environnementaux. Ces évolutions se traduisent par un intérêt nouveau pour des vins à plus faible degré alcoolique, moins caloriques et à empreinte carbone réduite, comme en témoignent les initiatives observées récemment : espaces dédiés lors de salons professionnels comme Wine Paris, naissance d’un collectif No/Low, développement d’expertises conseil spécifiques, intégration du sujet dans des programmes et réseaux de recherche comme le RMT ACTIA Quadiferm 2026‑2030. Cet intérêt est désormais réel chez un certain nombre d’opérateurs de la filière, à la fois dans une logique de veille et de projection par rapport aux évolutions attendues du produit.

Dans ce contexte, la Champagne et le Champagne ont des atouts. La Champagne produit des vins aromatiquement fins et complexes, peu sulfités, faiblement caloriques, avec des niveaux d’alcool modérés comparativement à d’autres vins et issus d’itinéraires œnologiques peu interventionnistes. Comment conserver ces atouts dans le contexte du changement climatique ? Comment accroître ces qualités pour répondre encore mieux aux attentes sociétales ?

Éditions abonnés

Le contenu de cet article est réservé aux Vignerons et Maisons ressortissants du Comité Champagne et aux abonnés à la version papier.

À Lire aussi ...

Éditions abonnés

Le contenu de cet article est réservé aux Vignerons et Maisons ressortissants du Comité Champagne et aux abonnés à la version papier.