Le bon déroulé de la prise de mousse est étudié au Comité Champagne depuis les années 1980. Certains facteurs impactant ont fait l’objet de nombreuses publications (voir références en fin d’article) :
- la préparation du levain : remise en activité, agitation et nutrition, propagation…,
- la composition de la mixtion : pH, teneurs en SO2, CO2 et alcool, population de levures, calcul du point de tirage…,
- les conditions environnementales comme la température, la position de la bouteille ou l’agencement des tas.
Une première enquête interrogeant sur la fréquence d’analyse de ces paramètres (figure 1) enseigne que certains sont bien pris en compte, comme le pH, la concentration en SO2 et la température, tandis que d’autres sont négligés. Il s’agit notamment du TAV (titre alcoométrique volumique) et de la concentration résiduelle du vin en CO2, pourtant sources potentielles de problèmes de prise de mousse et nécessitant une adaptation du protocole (par exemple, en augmentant la population initiale pour compenser la mortalité plus élevée).
Afin d’étudier certains cas de prise de mousse difficile, des études complémentaires ont été réalisées dans le but de déterminer l’impact de paramètres supplémentaires, comme la souche de levure, le cépage ou la fraction au pressurage (cuvée-taille).