On assiste depuis quelques années à un retour du cheval de trait dans les vignes pour certaines pratiques culturales, essentiellement en travail du sol. En voie de disparition dans les années 1970, la traction équine est aujourd’hui pratiquée par un nombre croissant de prestataires et par quelques vignerons qui possèdent des chevaux sur leur exploitation. Cette pratique répond à des motivations diverses image, démarche environnementale, technique culturale…) que nous avons cherchées à analyser et compléter d’un examen objectif suivant les trois axes du développement durable : environnemental, économique et social. Un focus particulier a été porté à l’aspect environnemental avec la réalisation d’une ACV comparative.
Un cheval de retour
Rappel historique
Durant la première moitié du XXe siècle, le cheval fut le compagnon indispensable du vigneron. On peut même considérer qu’il a modelé le paysage viticole, puisque suite à la crise phylloxérique, les vignes anciennement cultivées en foule ont été replantées en rang avec un écartement de 1 mètre, afin de permettre à l’animal de circuler à l’intérieur des parcelles. L’essor de la mécanisation après la Seconde Guerre mondiale va entraîner le déclin du cheval, remplacé par le tracteur et ses nombreux avantages : plus puissant (100 CV = 100 chevaux !), plus rapide, plus polyvalent, ne demandant pas un soin quotidien et ne se fatiguant pas, tout en apportant un certain confort à l’opérateur. Contre toute attente, on constate un relatif retour en grâce du cheval depuis quelques années, qui semble coïncider avec la prise de conscience sociétale autour des enjeux environnementaux. Cette pratique reste cependant largement minoritaire à l’heure actuelle.
